La pluie peut relancer l'humidité du sol et limiter le dessèchement, deux conditions utiles à de nombreuses fructifications. Elle ne déclenche pourtant pas automatiquement une pousse: température, humidité antérieure, type de forêt, espèce et durée de la sécheresse comptent aussi.
La pluie atteint le sol de façon inégale
Un millimètre mesure une quantité d'eau, pas son effet dans la forêt. Une averse brève peut mouiller les feuilles sans recharger un sol sec, tandis qu'une pluie régulière pénètre davantage. Sous une canopée dense, sur une pente ou dans un sol très drainant, une partie de l'eau est interceptée ou s'écoule rapidement.
Le mycélium et le champignon visible ne sont pas la même chose
Le réseau fongique vit dans le sol, le bois ou en association avec des racines. Ce que l'on cueille est une fructification temporaire. Une forêt peut donc abriter l'espèce sans montrer de champignons au moment de la visite.
Lire une séquence météo plutôt qu'une seule averse
Pour préparer une sortie en Suisse, observez les pluies cumulees, la chaleur, le vent et l'état de sécheresse des semaines précédentes. Comparez aussi l'altitude et l'exposition: deux versants proches peuvent conserver une humidité très différente.
FAQ
Questions fréquentes
Une grosse averse suffit-elle?
Pas nécessairement. Sur un sol très sec, une partie peut ruisseler ou s'évaporer avant d'humidifier durablement les horizons utiles au mycélium.
Faut-il chercher pendant la pluie?
La pluie du jour ne dit pas ce qui fructifié déjà. Une sortie dépend davantage de la séquence météo, du terrain et de la saison que du temps exact au moment du départ.
